Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC : Des progrès dans la mise en œuvre des résolutions de 2016

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Ainsi ont déclaré les participants qui ont en effet estimé que la situation économique de notre sous-région tend à s’améliorer substantiellement. Toutefois, ils auront également noté que cette embellie peut fortement être douchée par des vulnérabilités, telles que les incertitudes macro-économiques au niveau mondial et les tensions géopolitiques et commerciales qui menacent les échanges.

A l’invitation du Président de la République du Cameroun et Président en exercice de la CEMAC, Paul Biya, un sommet extraordinaire consacré à la situation économique et monétaire de la sous-région a lieu ce jour à Yaoundé. Plusieurs chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris part à cette rencontre. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Julien Nkoghe Bekale, a représenté le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba à cette importante rencontre.

A l’ouverture des travaux, le Président camerounais, Paul Biya, a salué les efforts déployés par les pays de la sous-région en vue d’appliquer les résolutions prises lors du sommet de 2016, tenu toujours à Yaoundé. Celles-ci consistaient à consolider le redressement économique dans un contexte marqué par des menaces pesant sur les équilibres macro-économiques et budgétaires de ces pays : ‘’ nous constatons que la situation économique de notre sous-région tant à s’améliorer substantiellement’’, a déclaré Paul Biya.

Cette embellie se traduit, selon lui, par la réduction des déficits budgétaires, un taux de croissance sous-régionale qui se situe à 1,8% en 2018 et une inflation en dessous de 3% dans l’ensemble des pays. Toujours selon lui, la dette publique se situe aux alentours de 50% du produit intérieur brut (PIB), tandis que le rétablissement des réserves de changes écarte le risque d’ajustement structurel dans la sous-région.

Si les perspectives économiques de la sous-région restent bonnes, il y’a tout de même, a noté le Président de la CEMAC, des vulnérabilités telles que des incertitudes macro-économiques au niveau mondial, les tensions géopolitiques et commerciales qui menacent les échanges internationaux, toutes choses qui contraignent le Fonds monétaire international (FMI) à réduire ces prévisions de croissance pour le compte de cette année. A cette liste non exhaustive s’ajoutent les défis sécuritaires et la volatilité des matières premières.

Sur cette base, les Chefs d’Etat ont relevé au terme des travaux la nécessité de préserver la soutenabilité de l’endettement public en privilégiant les financements concessionnels et les partenariats publics privés pour la réalisation des projets infrastructurels. On devra également poursuivre les réformes institutionnelles et la mise en œuvre des mesures appropriées au sein de la BEAC et renforcer les actions communes face au terrorisme et autres menaces planétaires selon le document des recommandations lu par le Pr Daniel Ona Ondo, le Président de la Commission de la CEMAC.

Sur l’avenir du FCFA, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont réaffirmé leur volonté de disposer d’une monnaie commune plus stable et forte. Pour cela, ils ont décidé d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération avec la France.

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