Le Président de la République, S. E Ali Bongo Ondimba, souffle ce mercredi 9 février ses 63 bougies.

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La première dame, personnage aussi discret qu’important au Gabon, lui a souhaité un très émouvant joyeux anniversaire sur les réseaux sociaux.

« À mon meilleur ami, mon confident, mon partenaire de tout temps… Joyeux anniversaire (Président Ali Bongo Ondimba). Chaque moment avec vous est précieux. Pour toujours », a écrit Sylvia Bongo Ondimba sur son compte Twitter ponctuant son tweet d’un cœur en signe d’amour éternel. 

A 63 ans, revenu d’un AVC survenu en 2018 qui n’est plus qu’un lointain souvenir, Ali Bongo Ondimba est au meilleure de sa forme sur le plan politique comme diplomatique. Et en position de force à la veille de l’élection présidentielle prévue en 2023 pour laquelle il ne s’est pas encore déclaré candidat.

Il faut dire politiquement, Ali Bongo Ondimba est en pleine forme. Son parti, le PDG, est ultra-dominant sur la scène politique. Lors des élections générales d’octobre 2018, il a remporté 120 sièges sur les 143 que compte l’Assemblée nationale. Un chiffre qui a augmenté depuis car un certain nombre de partis satellites, créés il y a quelques années et qui avaient emporté quelques sièges (RV, SDG…), ont fini par rentrer dans le rang et fusionner avec le PDG dans un mouvement centripète.

Si l’opposition est aussi faible, c’est aussi en raison des querelles de leadership en son sein. Jean Ping, qui aura 81 ans l’année prochaine, n’apparait plus comme une option crédible pour mener l’opposition à la victoire. Pourtant, le patron du CNR qui se mûre dans le silence depuis quelques mois n’entend pas laisser « sa » place.

Aucun autre leader ne trouve grâce à ses yeux : ni Alexandre Barro Chambrier, ni Guy Nzouba-Ndama, ni un autre. De son côté, l’UN entend bien présenter un candidat mais devra faire avec les ambitions électorales de Paul-Marie Gondjout. Quant aux jeunes loups de la politique gabonaise (dont certains sont réunis au sein du collectif « Appel à agir »), ils entendent bien pousser la « veille génération », selon leur expression, à la porte.

De fait, l’unité de l’opposition, qui agite beaucoup commentateurs et médias, n’est qu’une chimère. Sans réel adversaire, on voit mal Ali Bongo Ondimba ne pas s’imposer haut-la-main en 2023.

Ali Bongo Ondimba, à un an de l’élection présidentielle, il n’a pas encore fait acte de candidature, est en position de force. Sans réel opposant, il a fait le clair dans son entourage (longtemps, son principal handicap). Surtout, il a su surmonter la crise de la Covid-19 à la fois sur le plan sanitaire et économique.

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