[Lastourville] Les mécanismes de préservation de la faune gabonaise : un combat noble.

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Le Gabon fait de la protection de sa biodiversité une priorité et se présente comme le bon élève, les destructions de l’habitat forestier de certaines espèces et le trafic de viande de brousse est souvent frequent.

C’est au cours d’une opétration de terrain ; Coup de sifflet. La voiture s’immobilise. « Arrêtez le moteur et descendez du véhicule s’il vous plaît ». La fouille commence et les agents du ministère gabonais des Eaux et Forêts inspectent chaque cachette possible, à la recherche de gibier ou de fusils. Rien à signaler.

Cette brigade traque les braconniers, de l’aube au crépuscule, au coeur de la forêt équatoriale qui recouvre 88% de ce petit pays d’Afrique centrale doté d’une biodiversité exceptionnelle.

« Tout le monde braconne, il n’y a pas de profil type. Du villageois qui cherche à se nourrir au notable de la ville qui entretient un circuit international », explique, le commandant Jerry Ibala Mayombo, qui patrouille non loin de la bourgade de Lastourville, à 500 km au sud-est de la capitale Libreville.

« Notre mission est d’éduquer, sensibiliser et, en dernier ressort, réprimer », poursuit-il. Les plus lourdes peines concernent le trafic d’ivoire, jusqu’à 10 ans de prison.

Fruit d’un partenariat entre le ministère, l’ONG belge Conservation Justice et la compagnie suisse et gabonaise Precious Woods-CEB, cette patrouille officie depuis deux ans dans cette exploitation forestière.

La zone est fortement touchée par le braconnage et les pistes, creusées dans l’épaisse forêt pour l’exploitation du bois, profitent aussi aux chasseurs

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