[Gabon] le hiérarque de l’Union nationale, a jugé de manière très péjorative la profession de taxi.

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 C’était à la faveur d’un post sur sa page Facebook, le hiérarque de l’Union nationale, a jugé de manière très péjorative la profession de taxi.
« Le gouvernement propose aux bacheliers gabonais de devenir chauffeur de taxi. L’accélération est en marche », a-t-il écrit, un brin dédaigneux.

Une appréciation – et un jeu de mot – de mauvais goût – qui n’a pas du tout plu aux internautes gabonais.

« Quelle condescendance », a commenté Marc, qui n’a pu s’empêcher de faire que « beaucoup de diplômés exercent temporairement cette profession, le temps d’accéder à un emploi stable ».

« Je suis chauffeur de taxi. Ce n’est pas un sous-métier. C’est un métier digne (…) », a rétorqué Félicien, qui travaille à Port-Gentil. « M. Ntoutoume Ayi devrait se rappeler de ce dicton : il n’y a pas de sot métier ».

L’opposant Jean Gaspard Ntoutoume Ayi est réputé au Gabon pour son égo pour le mois démesuré. Un trait de caractère qui lui vaut de vives critiques, aussi bien au sein de son propre parti, l’Union nationale, où nombre de responsables considèrent qu’il se voit comme « calife à la place du calife », qu’en dehors.

Je suis le premier à le déplorer mais Jean Gaspard a la fâcheuse tendance de traiter ses interlocuteurs avec dédain et suffisance », confie un baron de l’UN. « Dans la vie sociale comme dans la vie politique, c’est un handicap ».

Enarque de formation, Ntoutoume Ayi ne rate jamais une occasion de rappeler cette ligne sur son CV, écrite il y a pourtant plusieurs décennies. « Pour lui, c’est comme si le temps s’était bloqué à cette période-là », lâche un de ses proches qui lui a aujourd’hui tourné le dos. Il faut dire que depuis Ntoutoume Ayi n’a pas fait grand-chose. Candidat aux législatives de 2018 à Akanda, celui-ci a été balayé dès le premier tour.

Pour certains observateurs, le post Facebook, peu inspiré, de Ntoutoume Ayi serait davantage mu par la volonté de faire un contrefeu après que, 24 heures plus tôt, Charles M’Ba, une autre principale figure de l’UN, a accepté la main tendue par le président Ali Bongo Ondimba.

En voulant détourner l’attention de cette actualité, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, très peu inspiré, s’est manifestement brûlé les doigts.

Mathieu Nguema

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