[Gabon] l’ancien porte-parole de la Présidence de la République.

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Le lundi 25 juillet 2022 s’est ouvert le procès de l’ancien porte-parole de la Présidence de la République. Son assistante et lui sont poursuivis pour leLs faits présumés de détournements de fonds et concussion. Après cette première journée de procès, Me Haymard Moutsinga, l’avocat de l’État, s’est confié au micro de notre confrère de Gabon Actu. Ci-dessous son intervention.

Journaliste : La première journée d’audience vient de se terminer. Ca a été une bonne journée d’audience ?

Avocat général : Oui, cette audience a permis de faire jaillir la vérité sur un certain nombre de détournements. Les contradictions de la défense ont été éloquentes. Elle n’a pas été en mesure d’apporter la preuve de la licéité des fonds dont ils ont eu la libre utilisation. Pour nous, c’est une nette avancée. Demain, nous allons pouvoir caractériser les infractions et terminer les plaidoiries.

J : A combien estimez-vous le montant des fonds détournés par Ike Ngouoni et son assistante, Sandy Ntsame, qui était à ses côtés à la barre ?

A : Ca a été rappelé par l’arrêt de mise en accusation. On est à 7,2 milliards de FCFA au titre des détournements exclusivement.

J : S’agit-il de fonds public ou privé ?

A : La question n’a aucun intérêt. L’article 141 réprime les détournements de fonds publics comme privés. Dans tous les cas, c’est un faux débat. Depuis le début des audiences devant la Cour criminelle spéciale, la défense cherche à faire diversion et détourner l’attention de l’essentiel : les détournements de fonds qui ont été constatés. C’est bien beau de dire qu’il s’agit de fonds privés mais si on en administre pas la preuve… Car le droit se nourrit de preuves (…) Les seuls documents qui nous ont été produits, ce sont les relevés bancaires à la BGFI de M. Ike Ngouoni. Si c’est ça que vous appelez les fonds privés du président de la République, moi je ne m’y reconnais plus.

J : Il y en a qui pensait qu’il s’agissait du procès de la Présidence de la République…

A : Non, c’est le procès de M. Ike Ngouoni et de son adjointe, Mme Sandy Ntsame Obame. Il ne faut pas que l’on se détourne de l’objet principal. C’est le procès de quelqu’un qui est accusé d’avoir détourné des fonds, de concussion et de blanchiment de capitaux, et de son adjointe, tout simplement.

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