[Gabon] l’ancien chef comptable de la CNSS serait le commanditaire de l’enlèvement d’Alima.

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Placé sous mandat de dépôt, l’ancien chef comptable en service à Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), M. Jamil Moudouma, pour soupçon d’implication dans le détournement de près de 250 millions FCFA. Il dort depuis le vendredi 6 janvier à la prison centrale de Gros-Bouquet.

Pour le quotidien « L’Union », qui a rendu publique, cette information, Jamil Moudouma, a été inculpé pour « complicité de détournement de fonds publics, instigation aux menaces et enlèvement ».

En effet, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), est un organisme privé qui gère, sous la tutelle conjointe du ministère de la Santé et du ministère de l’Économie, des Finances et des Solidarités Nationales, le régime de sécurité sociale qui comprend la couverture des accidents du travail et maladies professionnelles ; ayant pour missions de base, assurer la sécurité sociale aux travailleurs du secteur privé.

Aussi un autre cadre de l’organisme public de prestations sociales, M. Armand Onguia Ongaye a été pour le fait de déclarations mensongères, indiquent les mêmes sources. Lesquelles assurent qu’il a cependant été laissé en liberté.

Il faut préciser que le vendredi 11 novembre 2022, dame Alima, une des deux femmes devant mener un audit interne à la Caisse nationale de sécurité sociale, avait été kidnappée, alors qu’elle attendait un transporteur en commun debout à l’entrée du siège social de l’institution. Dans les alentours, 15 heures, quand elle avait été enlevée ce jour-là, avant d’être ramenée au même endroit, plus de 8 heures après, en état de choc psychologique.

Il est clair que cela ne faisait aucun doute que ce Kidnapping était lié au travail de vérification des finances de la CNSS qu’effectuait Alima. Elle avait déjà réussi à déceler une soustraction frauduleuse d’un montant de 250 millions des comptes de la Caisse.

Les enquêteurs auraient également mis la main sur des échanges entre sieur Moudouma et les ravisseurs d’Alima. Des preuves suffisantes pour l’accabler et qui montrent que les kidnappeurs en question n’étaient pas des inconnus. Quelques temps après l’enlèvement d’Alima, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, avait annoncé, à la faveur d’un point-presse, l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. Celle-ci a donc abouti à l’interpellation et à l’incarcération de Jamil Moudouma.

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