[Gabon] Etat de santé de l’ancien directeur de cabinet : l’homme refuserait de se soumettre à une coloscopie

0
45

Ces derniers temps, de nombreuses tribunes paraissent dans certains médias français faisant état d’une dégradation de l’état de santé de l’ex-directeur de cabinet du Président de la République Brice Laccruche Alihanga, en détention préventive dans le cadre de l’opération anti-corruption Scorpion, parce que soupçonné d’être le metteur en scène d’un vaste réseau de détournement de fonds publics.

Ces informations complètement déconnectées de la réalité sont malheureusement reprises par des médias locaux proches de l’opposition qui ne s’assurent pas souvent de la véracité des faits, une attitude qui s’apparente à un manque de professionnalisme ou pire à une volonté manifeste de dépeindre l’image de la justice Gabonaise. Ces différentes tribunes, œuvre des avocats de BLA, sont simplement des tentatives lamentables d’éviter à leur client une nouvelle comparution devant le juge, car face à l’évidence des preuves accablantes, il sera condamné.

Il faut donc impérativement jouer la carte extradition, sauf que cette stratégie hasardeuse est risquée, mais sera assurément infructueuse. Sur cette histoire de maladie, quelle est la vérité : En effet, dès l’annonce par son conseil d’ennuis de santé, les autorités compétentes ont pris les mesures qui s’imposent en de telles circonstances. C’est en ce sens que toutes les dispositions ont été prises pour que Monsieur Brice LACCRUCHE ALIHANGA soit pris en charge le plus rapidement possible.

Le 5 Mai dernier, en présence du Directeur de la Prison Centrale et du médecin de la prison centrale ainsi que de Madame TAVAREZ du service social du Consulat de France, expressément mandaté par l’ambassadeur de France au Gabon, Monsieur Brice LACCRUCHE ALIHANGA a été conduit à l’hôpital des instructions des armées. Sur place, l’intéressé a effectué une batterie d’examens au sein de la structure hospitalière (bilan sanguin, radiologie et scanners).

Au regard des symptômes évoqués par lui-même, les médecins de la Prison Centrale et de l’hôpital militaire lui ont proposé de faire une coloscopie. Examen que Monsieur LACCRUCHE ALIHANGA a complètement décliné avec virulence. Par la suite, les résultats de ces examens, consultés uniquement par les médecins de la Prison Centrale, l’état de santé du détenu ne présentait aucune gravité particulière nécessitant une prise en charge hospitalière permanente et qu’il ne pouvait, à l’heure actuelle, déterminer s’il y a un risque de tumeur cancéreuse.

En ce sens, seule la réalisation d’une coloscopie et d’une fibroscopie permettraient de disposer d’éléments plus déterminants pour établir un tel diagnostic. Sauf que pour le cas échéant, la réalisation de ces deux examens nécessite que soient pratiqués, au préalable, d’autres examens sanguins auxquels Monsieur Brice LACCRUCHE ALIHANGA refuse farouchement de se soumettre, nonobstant les demandes répétées des médecins de la Prison Centrale.

De quoi a-t-il donc peur ? Conscient de la dégradation de son état de santé, comment peut-il refuser un suivi poussé ? Autant d’éléments qui démontrent le caractère abracadabrantesque de cette histoire. Il est conscient qu’un départ pour la France lui offrira un exil doré, où il échappera forcément à la justice Gabonaise. Aujourd’hui, rien ne prouve qu’il serait atteint d’une tumeur, en ce sens que seul un examen adéquat peut le prouver, analyse qu’il se refuse à effectuer curieusement.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici