[Gabon] Au Parti Democratrie Gabonais, Ali Bongo Ondimba s’entoure de sa garde rapprochée.

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S’était à la faveur d’un communiqué, le mercredi 9 mars, le Parti démocratique gabonais a publié son nouvel organigramme. Outre la nomination d’un nouveau secrétaire général – très largement commenté -, le fait marquant réside dans la volonté du président de la République, qui est aussi le président du parti, de s’entourer de sa garde rapprochée. A un an et quelque de l’élection présidentielle, cette décision est toute sauf anodine. 

Hier, tous les observateurs ont relevé la nomination d’un nouveau secrétaire général à la tête du parti majoritaire. Steeve Nzegho Dieko a remplacé Eric-dodo Bounguendza qui avait été nommé il y a près de 5 ans, en août 2017. Mais il y a, dans cette séquence, un autre fait marquant, passé plus inaperçu, mais dont l’importance est au moins aussi grande. « Le chef de l’Etat a pris son premier cercle, celui qui l’entoure à la Présidence et dans la Haute administration, et l’a placé au sein du Parti. C’est une nouvelle génération plus qualifiée, plus énergique aussi. C’est la fin de l’ère des apparatchiks, ces barons qui ont fait carrière dans la politique des décennies durant », explique un professeur en science politique de l’UOB.

Parmi les personnes qui figurent dans ce premier cercle, il y a bien sûr Noureddin Bongo Valentin, l’ex-coordinateur général des affaires présidentielles, qui est confirmé à son poste de « conseiller stratégique du Distingué camarade président ».

Mais on retrouve également, en qualité de « conseillers du Distingué camarade président auprès du secrétaire général » Jessye Ella Ekogha, le solide porte-parole et homme de confiance du couple présidentiel ; Yann Koubje, ex-dirigeant de la banque BGFI nommé directeur général du Trésor public en 2019 ; Saliou Mohamed Ali, le directeur de cabinet adjoint de la Présidence ; ou encore l’incontournable Ian Gyslain Ngoulou, très proche de Noureddin Bongo Valentin, dont il fut le directeur de cabinet quand celui-ci occupait les fonctions de coordinateur général des affaires présidentielles.

Le fait que ce remaniement, qui intervient un jour seulement après un autre – celui du gouvernement -, a lieu à un an et quelque de l’élection présidentielle est tout sauf anodin. « Le président est très satisfait de la manière dont la Présidence fonctionne actuellement, ce qui n’a pas toujours était le cas par le passé. Sans doute souhaite-t-il un même niveau d’efficacité pour sa machine politique alors que le Gabon entre en période pré-électorale », explique une source gouvernementale. Quoi qu’il en soit, c’est en position de force qu’Ali Bongo Ondimba s’apprête à aborder cette échéance.

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