Dépôt de plainte contre Jean-Rémy Yama (Dynamique Unitaire) : poursuivi pour « abus de confiance »

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Une plainte avait été déposée en septembre 2018 à l’encontre de Jean-Rémy Yama, en sa qualité de gérant de la SCI Serpentin, par des professeurs – parmi les plus brillants du pays – de l’Université des sciences et techniques de Masuku. Depuis, l’affaire semble être encalminée. Incompréhensible pour les plaignants qui demandent aujourd’hui à la Justice d’accélérer. 

Le docteur Ibrahim Touré Abdourahmane, professeur au département à l’Institut supérieur d’agronomie et des biotechnologies, est l’un d’entre eux.

« Des parcelles avaient été affectées aux enseignants-chercheurs à l’époque par le président Omar Bongo Ondimba. Au niveau de l’USTM, nous avions confié la gestion de ces parcelles à M. Jean-Rémy Yama, qui était le président du SNEC ISTM. Nous avions versé des cotisations. Dans mon cas, ces cotisations se sont élevées à hauteur de 3 millions de FCFA. Or, ma parcelle n’a jamais existé. Je demande donc d’être remboursé. Mais les années passent et j’attends toujours », déplore le Pr Touré Abdourahmane.

Même chant de cloche pour un de ses collègues, le professeur Thierry Blanchard Ekogha rattaché au département de physique.

Pour lui, « En 2015, je voulais construire une maison à Libreville. Je rencontre M. Jean-Rémy Yama et je choisis une villa qui était à 40 millions. Deux jours plus tard, je fais le virement. Et depuis, je ne suis jamais rentré en possession de la maison. Depuis, je rembourse chaque mois une partie du crédit. C’est une situation inacceptable », peste le professeur Ekogo.

Pour l’avocat, Sylvain Obame, l’accession à la propriété foncière en République gabonaise est essentiellement régie par la loi du n°3/2012 du 13 août 2012 portant ratification de l’ordonnance n°5/2012 du 13 février 2012 fixant le régime de la propriété foncière en République gabonaise.

Cette accession débute par la recherche d’une parcelle, soit par son réseau personnel (familial, amical, professionnel, etc…), par l’intermédiaire d’un agent immobilier ou par l’entremise d’un courtier immobilier, vulgairement appelé « démarcheur », tous deux détenteurs d’un mandat négocié d’accord parties et rédigé en deux (2) exemplaires originaux, percevant une commission ou des frais de courtage.

C’est pourquoi les plaignants réitèrent leur appel et demandent à la Justice de faire – enfin – diligence.

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