Centrafrique : les Casques bleus gabonais quittent le pays après 25 années de présence sans interruption.

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Fin de mission pour les 450 Casques bleus gabonais présents en Centrafrique accusés d’exploitation et d’abus sexuels.

Le ministère de la Défense gabonaise a indiqué, le mercredi 15 septembre 2021, que l’ONU a décidé du départ prématuré du contingent des casques bleus gabonais de sa force de maintien de la paix en Centrafrique.

Sur l’antenne de la chaîne nationale le porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que, ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraire à l’éthique militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais (…) une enquête été ouverte a -il ajouté.

Le contingent gabonais faisait partie des plus constants dans le combat du retour à la paix et de la sécurité en Centrafrique, 25 années de collaboration pour le maintien de la paix, dans cette partie du continent africain ; plus de 80 milliards de FCfa de dépenses et 9 pertes en vie humaine, sans compter les dizaines de blessés gabonais.

Ce dérapage vient ainsi ternir une fructueuse collaboration décennale.

Face à ce retrait des troupes gabonaises de la Centrafrique ordonné par l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’ancien ministre des Affaires étrangères du Gabon, Alain-Claude Bilie-By-Nze, s’est prononcé ce jeudi 16 septembre 2021, à la communauté internationale et nationale a voir au-delà de la faute de quelques-uns, afin d’avoir sur ladite affaire qui jette l’opprobre sur l’armée gabonaise un regard nuancé.

« La faute de quelques-uns ne doit pas masquer les sacrifices de tous », a Twitter ce matin Alain-Claude Bilie-By-Nze.

L’invitation du ministre gabonais à avoir une analyse nuancée s’appuie sur plusieurs éléments à prendre en compte dans cette affaire. Notamment, le contexte souvent difficile dans lequel travaillent les troupes déployées en Centrafrique.

IL faut dire ainsi, plusieurs soldats gabonais ont perdu la vie sur ce champ de bataille du maintien de la paix en Centrafrique, le dernier en date est le maître major, Franck Donald Mboundou Moussounda, qui était fusilier marin à la Marine nationale et qui repose désormais sur la terre de ces ancêtres.

Le gouvernement gabonais, condamne toutefois fermement ces dérives constatées.

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