Assemblées Annuelles du FMI et de la Banque Mondiale : Réunion de haut niveau de la CEMAC / Washington:

0
65

La stratégie régionale du FMI pour la CEMAC en discussion

Les Assemblées Annuelles du FMI et de la Banque Mondiale se sont clôturées dans la matinée de dimanche 20 octobre 2019, par la réunion de haut niveau de la CEMAC au siège du FMI à Washington.

En présence du Directeur Général Adjoint du FMI, M. Mitsuhiro Furusawa et de Mr Abebe Aemro Selassie, Directeur du Département Afrique du FMI et pour le compte de la CEMAC, la délégation était composée du Ministre de l’Economie de Guinée Équatoriale, M. César Augusto Mba Abogo, également Président du Comité Ministériel de l’UMAC (Union Monétaire d’Afrique Centrale), accompagné des Ministres de l’Economie et des Finances des 5 autres pays de la zone, du Président de la Commission, Pr Daniel Ona Ondo, du Gouverneur de la BEAC et des responsables des institutions financières de la CEMAC (COBAC, BDEAC et COSUMAF).

Le FMI par la voie de M. Furusawa a tout d’abord remercié les responsables de la zone pour leur participation à cette réunion de haut niveau, qui est l’occasion de discuter de la stratégie régionale du FMI pour la CEMAC. Tout en reconnaissant une amélioration significative du cadre de la politique monétaire, un renforcement de la surveillance régionale et la mise en place de la nouvelle réglementation en matière de change, le Directeur Général adjoint du FMI Il a insisté sur les nombreux défis qui restent à relever pour rester sur une trajectoire durable notamment en matière d’investissements publics.

En réponse, le Ministre Mba Abogo, après avoir félicité la nomination de la nouvelle Directrice Générale du FMI, Mme Kristalina Georgieva, a reconnu le fait que de nombreux défis restent à relever et que la tendance positive doit se concrétiser. En témoigne, a-t-il poursuivi, le taux de croissance de 2,7% de la CEMAC qui reste en deçà, du taux de convergence de 3% avec une dette extérieure de 3,8% du PIB. Les principales vulnérabilités sont la fragilité sécuritaire, la volatilité des cours, le volume des arriérés nationaux et enfin la mise en œuvre de la nouvelle réglementation de change.

Pour sa part, le Pr Daniel Ona Ondo a remercié le FMI pour son soutien ainsi que sa DG, Mme Georgevia, et n’a pas manqué de noter une faible mobilisation des ressources dans notre zone accompagnée d’un contexte sécuritaire compliqué. De plus, il est certain que l’intégration régionale est le levier déterminant la sortie de crise car il est un facteur d’attractivité pour le secteur privé. Il a conclu en souhaitant un renforcement du cadre macroéconomique qui découle des réformes structurelles dans nos économies.

Pour conclurer ces échanges, les représentants du FMI ont assuré que pour la 2e génération de programmes, ils vont étudier les résultats des exercices précédents et prendre en compte la situation de la zone notamment le défi sécuritaire, les arriérés et les contraintes sur les finances.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici