Alexandre Vilgrain, le PDG de la Somdiaa reçu à la Primature

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Conscient des répercussions socio-économiques d’une augmentation du prix du pain et des autres produits issus des boulangeries, le gouvernement, avec en tête le premier ministre, a initié des discussions avec les opérateurs économiques.

Face à la hausse des cours mondiaux du blé, le gouvernement, par le biais des départements de l’Économie et du Commerce, a entrepris des négociations avec tous les acteurs de la filière meunière (meuniers, boulangers, revendeurs et associations des consommateurs) dans le but de maintenir le prix du pain à son prix actuel de 125 francs CFA.

Mission réussie. Au terme d’une réunion tenue vendredi dernier, les parties se sont accordées sur les montants suivants : prix du sac de 50 kg de farine vendu aux boulangers à 19 000 francs CFA ; prix de vente de la baguette à 125 francs FCFA dans les boulangeries. Le gouvernement a beaucoup insisté sur le fait que le prix de la baguette de pain est de 125 francs CFA à l’unité dans les boulangeries. Il a rappelé aux opérateurs, la nécessité de maintenir ce prix. Aucune spéculation sur ce produit ne sera tolérée, a-t-il prévenu.

Tout opérateur qui procéderait à une augmentation sera sanctionné selon les dispositions prévues par la loi. « La Smag avait proposé au gouvernement de fixer le prix du sac de farine à 21 000 ou 22 000 francs. On a fait une étude ensemble et il s’est avéré que si on fixait ce prix, systématiquement le prix de la baguette devait monter à 150 francs, voire plus », a confié à la presse Jabert Nguembet, président du Syndicat des boulangers du Gabon (Syboulga).

La Société meunière et avicole du Gabon (Smag) et Foberd Gabon, les deux principaux fabricants de farine du pays ont donc accepté de vendre le sac de farine à 18 000 francs et perdre 3 000 francs par sac, ce qui permet aux boulangers de vendre la baguette à 125 francs.

Entre 2020 et 2021, le prix de la tonne de blé, principal intrant dans la fabrication du pain, avait déjà connu une hausse de 30 % sur le marché mondial. Une situation qui avait, à l’époque également, contraint le gouvernement à prendre des mesures fortes afin d’éviter toute spéculation.

Economiste de formation, Rose Christiane Ossouka Raponda s’est beaucoup impliquée sur ce dossier. l’une des principales meuneries du pays.

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